Suchbegriff: muti
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Les Romains avoient cependant encore aux environs d'Agrigente un reste d'ennemis qui n'étoient pas à négliger, commandés par Hannon & Epicyde, seuls Généraux qui restassent au parti Carthaginois dans la Sicile: un troisiéme les étoit venu joindre, envoyé par Annibal pour remplacer Hippocrate: on le nom Q. Fulvius, Ap. Claud. Cons.moit Mutines. C'étoit un homme vif &An. R.540.Av. J.212. entreprenant, & qui, sous un maître tel qu'Annibal, avoit appris toutes les ruses & tous les stratagêmes qu'on peut employer dans la guerre. Avec un corps de Numides que lui donnérent ses Collégues, il parcourut & ravagea les terres des ennemis, prenant soin d'un autre côté d'encourager les Alliés, & de leur donner à propos du secours pour les retenir dans le parti: de façon qu'en peu de tems il remplit toute la Sicile du bruit de son nom, & devint la ressource la plus assurée de ceux qui favorisoient les Carthaginois. Marcellus s'étant mis en campa gne pour arrêter ses courses, Mutines, sans lui donner le tems de prendre haleine, vint attaquer les Romains jusques dans leur poste, porta par-tout l'allarme & l'effroi; & dès le lendemain, leur aiant livré une sorte de combat, il les obligea à se retirer derriére leurs retranchemens, & à s'y tenir renfermés.


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Les Romains avoient cependant encore aux environs d'Agrigente un reste d'ennemis qui n'étoient pas à négliger, commandés par Hannon & Epicyde, seuls Généraux qui restassent au parti Carthaginois dans la Sicile: un troisiéme les étoit venu joindre, envoyé par Annibal pour remplacer Hippocrate: on le nom Q. Fulvius, Ap. Claud. Cons.moit Mutines. C'étoit un homme vif &An. R.540.Av. J.212. entreprenant, & qui, sous un maître tel qu'Annibal, avoit appris toutes les ruses & tous les stratagêmes qu'on peut employer dans la guerre. Avec un corps de Numides que lui donnérent ses Collégues, il parcourut & ravagea les terres des ennemis, prenant soin d'un autre côté d'encourager les Alliés, & de leur donner à propos du secours pour les retenir dans le parti: de façon qu'en peu de tems il remplit toute la Sicile du bruit de son nom, & devint la ressource la plus assurée de ceux qui favorisoient les Carthaginois. Marcellus s'étant mis en campa gne pour arrêter ses courses, Mutines, sans lui donner le tems de prendre haleine, vint attaquer les Romains jusques dans leur poste, porta par-tout l'allarme & l'effroi; & dès le lendemain, leur aiant livré une sorte de combat, il les obligea à se retirer derriére leurs retranchemens, & à s'y tenir renfermés.


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Mais sur ces entrefaites, s'étant élevée une sédition parmi les Numides, dont trois cens abandonnérent le camp & s'en allérent dans une ville voisine, Mutines partit aussitôt pour ramener les séditieux, après avoir recommandé fortement aux deux autres Généraux de n'en point venir aux mains avec les ennemis pendant son absence. Ceux-ci choqués de cet avis, qui leur paroissoit avoir l'air d'un commandement, & d'ailleurs jaloux de la gloire de Q. Fulvius, Ap. Claud. Cons.An. R.540.Av. J. C.212.Mutines, se hâtérent, pour montrer leur indépendance, d'aller présenter la bataille aux Romains. Marcellus, qui avoit repoussé de devant Nole Annibal vainqueur, ne put tranquillement se voir insulté par des gens qu'il avoit vaincus sur mer & sur terre, & ordonna aux siens de prendre au-plutôt les armes, & de s'avan cer en bon ordre contre les ennemis. Ils ne purent soutenir le choc des Romains, sur-tout quand ils se virent abandonnés par leur Cavalerie Numide, sur laquelle ils comptoient le plus pour la victoire; & qui, partie par un reste de mécontentement qui avoit causé la sédition, partie par attachement pour Mutines, que les deux autres Généraux affectoient de mépriser, s'étoit engagée avec Marcellus à ne point combattre. Les Carthaginois furent donc bientôt mis en déroute. On leur tua ou prit un grand nombre de soldats, & ils perdirent huit éléphans. Ce fut-là la derniére expédition de Marcellus dans la Sicile. Il retourna vainqueur à Syracuse.


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Mais sur ces entrefaites, s'étant élevée une sédition parmi les Numides, dont trois cens abandonnérent le camp & s'en allérent dans une ville voisine, Mutines partit aussitôt pour ramener les séditieux, après avoir recommandé fortement aux deux autres Généraux de n'en point venir aux mains avec les ennemis pendant son absence. Ceux-ci choqués de cet avis, qui leur paroissoit avoir l'air d'un commandement, & d'ailleurs jaloux de la gloire de Q. Fulvius, Ap. Claud. Cons.An. R.540.Av. J. C.212.Mutines, se hâtérent, pour montrer leur indépendance, d'aller présenter la bataille aux Romains. Marcellus, qui avoit repoussé de devant Nole Annibal vainqueur, ne put tranquillement se voir insulté par des gens qu'il avoit vaincus sur mer & sur terre, & ordonna aux siens de prendre au-plutôt les armes, & de s'avan cer en bon ordre contre les ennemis. Ils ne purent soutenir le choc des Romains, sur-tout quand ils se virent abandonnés par leur Cavalerie Numide, sur laquelle ils comptoient le plus pour la victoire; & qui, partie par un reste de mécontentement qui avoit causé la sédition, partie par attachement pour Mutines, que les deux autres Généraux affectoient de mépriser, s'étoit engagée avec Marcellus à ne point combattre. Les Carthaginois furent donc bientôt mis en déroute. On leur tua ou prit un grand nombre de soldats, & ils perdirent huit éléphans. Ce fut-là la derniére expédition de Marcellus dans la Sicile. Il retourna vainqueur à Syracuse.


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Mais sur ces entrefaites, s'étant élevée une sédition parmi les Numides, dont trois cens abandonnérent le camp & s'en allérent dans une ville voisine, Mutines partit aussitôt pour ramener les séditieux, après avoir recommandé fortement aux deux autres Généraux de n'en point venir aux mains avec les ennemis pendant son absence. Ceux-ci choqués de cet avis, qui leur paroissoit avoir l'air d'un commandement, & d'ailleurs jaloux de la gloire de Q. Fulvius, Ap. Claud. Cons.An. R.540.Av. J. C.212.Mutines, se hâtérent, pour montrer leur indépendance, d'aller présenter la bataille aux Romains. Marcellus, qui avoit repoussé de devant Nole Annibal vainqueur, ne put tranquillement se voir insulté par des gens qu'il avoit vaincus sur mer & sur terre, & ordonna aux siens de prendre au-plutôt les armes, & de s'avan cer en bon ordre contre les ennemis. Ils ne purent soutenir le choc des Romains, sur-tout quand ils se virent abandonnés par leur Cavalerie Numide, sur laquelle ils comptoient le plus pour la victoire; & qui, partie par un reste de mécontentement qui avoit causé la sédition, partie par attachement pour Mutines, que les deux autres Généraux affectoient de mépriser, s'étoit engagée avec Marcellus à ne point combattre. Les Carthaginois furent donc bientôt mis en déroute. On leur tua ou prit un grand nombre de soldats, & ils perdirent huit éléphans. Ce fut-là la derniére expédition de Marcellus dans la Sicile. Il retourna vainqueur à Syracuse.


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Nichts desto weniger hatten die Römer in der Gegend von Agrigent nocheinige Feinde übrig, die nicht zu verachtenwaren. Selbige commandirte Hanno undLetzteresTreffen des Marcellus in Sicilien, in welchem er einen Sieg ü ber den Hanno erhält. Liv.XXV.40. 41.Epicydes, die einzigen Generale, welchenoch die carthaginensische Parthey in Sicilien hielten, mit denen sich aber noch ein dritter, Nahmens Mutines, den der Han nibal an die Stelle des Hippoerates<Hippokrates> abgeschicket, vereiniget hatte. Dieser letztere warein munterer Mann, der etwas wichtiges zuunternehmen Geschicklichkeit und Muth besaß, und unter der Anführung eines solchenGenerals, als Hannibal war, alle Griffeund listige Streiche, die man im Kriege brau 352 Q. F. Flaccus, u. A. C. Pulcher, Cons.d. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v.C. G.chen kan, erlernet hatte. Mit einem CorpsNumidiern, welches ihm seine Collegen gaben, durchstreiffte er die Länder der Feindeund verheerete sie, dabey er anderer Seitsdie Bundsgenossen aufzumuntern, und ihnen zu rechter Zeit Hülfe zu leisten, nicht verabsäumete, um sie auf der CarthaginenserSeite zu erhalten. Ganz Sicilien wurde inkurzer Zeit von dem Ruf seines Nahmens erfüllet, und man sahe ihn vor die sicherste Zuflucht aller derjenigen an, die den Carthaginensern wohl wollten. Als sich Marcellus zuFelde begab, um seinen Streiffereyen Ein halt zu thun, ließ Mutines ihm nicht Zeitauszuruhen, sondern er griff die Römer sogar in ihrem Posten an, und setzte alles inFurcht und Schrecken. Den Tag darauflieferte er ihnen eine Art von Schlacht, undzwang sie, sich hinter ihre Verschanzungenzurückzuziehen, und in selbigen sich eingeschlossen zu halten. Da aber während dieser Begebenheiten unter den Numidiern ein Aufstand entstund, daß von denselben dreyhundert das Lager verliessen, und sich in eine be nachbarte Stadt begaben, folgte Mutinesdiesen Aufrührern ohnverzüglich nach, umsie wieder zu ihrer Schuldigkeit zu bringen,nachdem er zuvor denen beyden andern Generalen nachdrücklich empfohlen hatte, sichwährend seiner Abwesenheit mit den Feindennicht einzulassen. Diese waren nicht alleinüber solchen Rath, welcher das Ansehen eines Befehls zu haben schien, verdrüßlich, son und was sich unter ihnen zugetragen. 353dern sahen auch ausserdem über den Ruhmd. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v. C. G.des Mutines scheel, deswegen sie, um ihreUnabhänglichkeit zu zeigen, sich sogleich aufmachten, und den Römern eine Schlachtanboten. Dem Marcellus, der den siegreichen Hannibal von Nola weggeschlagen hatte, war es ohnmöglich stille zu sitzen, undsich von Leuten, die er sowohl zu Wasser alszu Lande überwunden hatte, heraus fordernzu lassen. Er gab demnach den seinigen denBefehl alsobald die Waffen zu ergreiffen,und in guter Ordnung gegen die Feinde anzurücken. Sie konnten den Angriff der Römer nicht aushalten, zumahl da sie sich vonder numidischen Reuterey verlassen sahen,auf welche sie sich in Ansehung des Siegesdie gröste Rechnung machten. Selbige hatte theils aus Misvergnügen über den vorhe rigen Aufstand, theils aus Liebe zu dem Mutines, den die andern beyden Generale zuverachten schienen, dem Marcellus ihr Wortgegeben, an der Schlacht keinen Antheil zunehmen. Die Carthaginenser wurden also garbald in Unordnung gebracht. Sie liessen eine grosse Anzahl todter und gefangener Soldaten, und verlohren acht Elephanten. Nachdieser Verrichtung, welches die letzte desMarcellus in Sicilien war, kehrte er als Sieger nach Syracus zurück.


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Nichts desto weniger hatten die Römer in der Gegend von Agrigent nocheinige Feinde übrig, die nicht zu verachtenwaren. Selbige commandirte Hanno undLetzteresTreffen des Marcellus in Sicilien, in welchem er einen Sieg ü ber den Hanno erhält. Liv.XXV.40. 41.Epicydes, die einzigen Generale, welchenoch die carthaginensische Parthey in Sicilien hielten, mit denen sich aber noch ein dritter, Nahmens Mutines, den der Han nibal an die Stelle des Hippoerates<Hippokrates> abgeschicket, vereiniget hatte. Dieser letztere warein munterer Mann, der etwas wichtiges zuunternehmen Geschicklichkeit und Muth besaß, und unter der Anführung eines solchenGenerals, als Hannibal war, alle Griffeund listige Streiche, die man im Kriege brau 352 Q. F. Flaccus, u. A. C. Pulcher, Cons.d. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v.C. G.chen kan, erlernet hatte. Mit einem CorpsNumidiern, welches ihm seine Collegen gaben, durchstreiffte er die Länder der Feindeund verheerete sie, dabey er anderer Seitsdie Bundsgenossen aufzumuntern, und ihnen zu rechter Zeit Hülfe zu leisten, nicht verabsäumete, um sie auf der CarthaginenserSeite zu erhalten. Ganz Sicilien wurde inkurzer Zeit von dem Ruf seines Nahmens erfüllet, und man sahe ihn vor die sicherste Zuflucht aller derjenigen an, die den Carthaginensern wohl wollten. Als sich Marcellus zuFelde begab, um seinen Streiffereyen Ein halt zu thun, ließ Mutines ihm nicht Zeitauszuruhen, sondern er griff die Römer sogar in ihrem Posten an, und setzte alles inFurcht und Schrecken. Den Tag darauflieferte er ihnen eine Art von Schlacht, undzwang sie, sich hinter ihre Verschanzungenzurückzuziehen, und in selbigen sich eingeschlossen zu halten. Da aber während dieser Begebenheiten unter den Numidiern ein Aufstand entstund, daß von denselben dreyhundert das Lager verliessen, und sich in eine be nachbarte Stadt begaben, folgte Mutinesdiesen Aufrührern ohnverzüglich nach, umsie wieder zu ihrer Schuldigkeit zu bringen,nachdem er zuvor denen beyden andern Generalen nachdrücklich empfohlen hatte, sichwährend seiner Abwesenheit mit den Feindennicht einzulassen. Diese waren nicht alleinüber solchen Rath, welcher das Ansehen eines Befehls zu haben schien, verdrüßlich, son und was sich unter ihnen zugetragen. 353dern sahen auch ausserdem über den Ruhmd. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v. C. G.des Mutines scheel, deswegen sie, um ihreUnabhänglichkeit zu zeigen, sich sogleich aufmachten, und den Römern eine Schlachtanboten. Dem Marcellus, der den siegreichen Hannibal von Nola weggeschlagen hatte, war es ohnmöglich stille zu sitzen, undsich von Leuten, die er sowohl zu Wasser alszu Lande überwunden hatte, heraus fordernzu lassen. Er gab demnach den seinigen denBefehl alsobald die Waffen zu ergreiffen,und in guter Ordnung gegen die Feinde anzurücken. Sie konnten den Angriff der Römer nicht aushalten, zumahl da sie sich vonder numidischen Reuterey verlassen sahen,auf welche sie sich in Ansehung des Siegesdie gröste Rechnung machten. Selbige hatte theils aus Misvergnügen über den vorhe rigen Aufstand, theils aus Liebe zu dem Mutines, den die andern beyden Generale zuverachten schienen, dem Marcellus ihr Wortgegeben, an der Schlacht keinen Antheil zunehmen. Die Carthaginenser wurden also garbald in Unordnung gebracht. Sie liessen eine grosse Anzahl todter und gefangener Soldaten, und verlohren acht Elephanten. Nachdieser Verrichtung, welches die letzte desMarcellus in Sicilien war, kehrte er als Sieger nach Syracus zurück.


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Nichts desto weniger hatten die Römer in der Gegend von Agrigent nocheinige Feinde übrig, die nicht zu verachtenwaren. Selbige commandirte Hanno undLetzteresTreffen des Marcellus in Sicilien, in welchem er einen Sieg ü ber den Hanno erhält. Liv.XXV.40. 41.Epicydes, die einzigen Generale, welchenoch die carthaginensische Parthey in Sicilien hielten, mit denen sich aber noch ein dritter, Nahmens Mutines, den der Han nibal an die Stelle des Hippoerates<Hippokrates> abgeschicket, vereiniget hatte. Dieser letztere warein munterer Mann, der etwas wichtiges zuunternehmen Geschicklichkeit und Muth besaß, und unter der Anführung eines solchenGenerals, als Hannibal war, alle Griffeund listige Streiche, die man im Kriege brau 352 Q. F. Flaccus, u. A. C. Pulcher, Cons.d. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v.C. G.chen kan, erlernet hatte. Mit einem CorpsNumidiern, welches ihm seine Collegen gaben, durchstreiffte er die Länder der Feindeund verheerete sie, dabey er anderer Seitsdie Bundsgenossen aufzumuntern, und ihnen zu rechter Zeit Hülfe zu leisten, nicht verabsäumete, um sie auf der CarthaginenserSeite zu erhalten. Ganz Sicilien wurde inkurzer Zeit von dem Ruf seines Nahmens erfüllet, und man sahe ihn vor die sicherste Zuflucht aller derjenigen an, die den Carthaginensern wohl wollten. Als sich Marcellus zuFelde begab, um seinen Streiffereyen Ein halt zu thun, ließ Mutines ihm nicht Zeitauszuruhen, sondern er griff die Römer sogar in ihrem Posten an, und setzte alles inFurcht und Schrecken. Den Tag darauflieferte er ihnen eine Art von Schlacht, undzwang sie, sich hinter ihre Verschanzungenzurückzuziehen, und in selbigen sich eingeschlossen zu halten. Da aber während dieser Begebenheiten unter den Numidiern ein Aufstand entstund, daß von denselben dreyhundert das Lager verliessen, und sich in eine be nachbarte Stadt begaben, folgte Mutinesdiesen Aufrührern ohnverzüglich nach, umsie wieder zu ihrer Schuldigkeit zu bringen,nachdem er zuvor denen beyden andern Generalen nachdrücklich empfohlen hatte, sichwährend seiner Abwesenheit mit den Feindennicht einzulassen. Diese waren nicht alleinüber solchen Rath, welcher das Ansehen eines Befehls zu haben schien, verdrüßlich, son und was sich unter ihnen zugetragen. 353dern sahen auch ausserdem über den Ruhmd. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v. C. G.des Mutines scheel, deswegen sie, um ihreUnabhänglichkeit zu zeigen, sich sogleich aufmachten, und den Römern eine Schlachtanboten. Dem Marcellus, der den siegreichen Hannibal von Nola weggeschlagen hatte, war es ohnmöglich stille zu sitzen, undsich von Leuten, die er sowohl zu Wasser alszu Lande überwunden hatte, heraus fordernzu lassen. Er gab demnach den seinigen denBefehl alsobald die Waffen zu ergreiffen,und in guter Ordnung gegen die Feinde anzurücken. Sie konnten den Angriff der Römer nicht aushalten, zumahl da sie sich vonder numidischen Reuterey verlassen sahen,auf welche sie sich in Ansehung des Siegesdie gröste Rechnung machten. Selbige hatte theils aus Misvergnügen über den vorhe rigen Aufstand, theils aus Liebe zu dem Mutines, den die andern beyden Generale zuverachten schienen, dem Marcellus ihr Wortgegeben, an der Schlacht keinen Antheil zunehmen. Die Carthaginenser wurden also garbald in Unordnung gebracht. Sie liessen eine grosse Anzahl todter und gefangener Soldaten, und verlohren acht Elephanten. Nachdieser Verrichtung, welches die letzte desMarcellus in Sicilien war, kehrte er als Sieger nach Syracus zurück.


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Nichts desto weniger hatten die Römer in der Gegend von Agrigent nocheinige Feinde übrig, die nicht zu verachtenwaren. Selbige commandirte Hanno undLetzteresTreffen des Marcellus in Sicilien, in welchem er einen Sieg ü ber den Hanno erhält. Liv.XXV.40. 41.Epicydes, die einzigen Generale, welchenoch die carthaginensische Parthey in Sicilien hielten, mit denen sich aber noch ein dritter, Nahmens Mutines, den der Han nibal an die Stelle des Hippoerates<Hippokrates> abgeschicket, vereiniget hatte. Dieser letztere warein munterer Mann, der etwas wichtiges zuunternehmen Geschicklichkeit und Muth besaß, und unter der Anführung eines solchenGenerals, als Hannibal war, alle Griffeund listige Streiche, die man im Kriege brau 352 Q. F. Flaccus, u. A. C. Pulcher, Cons.d. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v.C. G.chen kan, erlernet hatte. Mit einem CorpsNumidiern, welches ihm seine Collegen gaben, durchstreiffte er die Länder der Feindeund verheerete sie, dabey er anderer Seitsdie Bundsgenossen aufzumuntern, und ihnen zu rechter Zeit Hülfe zu leisten, nicht verabsäumete, um sie auf der CarthaginenserSeite zu erhalten. Ganz Sicilien wurde inkurzer Zeit von dem Ruf seines Nahmens erfüllet, und man sahe ihn vor die sicherste Zuflucht aller derjenigen an, die den Carthaginensern wohl wollten. Als sich Marcellus zuFelde begab, um seinen Streiffereyen Ein halt zu thun, ließ Mutines ihm nicht Zeitauszuruhen, sondern er griff die Römer sogar in ihrem Posten an, und setzte alles inFurcht und Schrecken. Den Tag darauflieferte er ihnen eine Art von Schlacht, undzwang sie, sich hinter ihre Verschanzungenzurückzuziehen, und in selbigen sich eingeschlossen zu halten. Da aber während dieser Begebenheiten unter den Numidiern ein Aufstand entstund, daß von denselben dreyhundert das Lager verliessen, und sich in eine be nachbarte Stadt begaben, folgte Mutinesdiesen Aufrührern ohnverzüglich nach, umsie wieder zu ihrer Schuldigkeit zu bringen,nachdem er zuvor denen beyden andern Generalen nachdrücklich empfohlen hatte, sichwährend seiner Abwesenheit mit den Feindennicht einzulassen. Diese waren nicht alleinüber solchen Rath, welcher das Ansehen eines Befehls zu haben schien, verdrüßlich, son und was sich unter ihnen zugetragen. 353dern sahen auch ausserdem über den Ruhmd. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v. C. G.des Mutines scheel, deswegen sie, um ihreUnabhänglichkeit zu zeigen, sich sogleich aufmachten, und den Römern eine Schlachtanboten. Dem Marcellus, der den siegreichen Hannibal von Nola weggeschlagen hatte, war es ohnmöglich stille zu sitzen, undsich von Leuten, die er sowohl zu Wasser alszu Lande überwunden hatte, heraus fordernzu lassen. Er gab demnach den seinigen denBefehl alsobald die Waffen zu ergreiffen,und in guter Ordnung gegen die Feinde anzurücken. Sie konnten den Angriff der Römer nicht aushalten, zumahl da sie sich vonder numidischen Reuterey verlassen sahen,auf welche sie sich in Ansehung des Siegesdie gröste Rechnung machten. Selbige hatte theils aus Misvergnügen über den vorhe rigen Aufstand, theils aus Liebe zu dem Mutines, den die andern beyden Generale zuverachten schienen, dem Marcellus ihr Wortgegeben, an der Schlacht keinen Antheil zunehmen. Die Carthaginenser wurden also garbald in Unordnung gebracht. Sie liessen eine grosse Anzahl todter und gefangener Soldaten, und verlohren acht Elephanten. Nachdieser Verrichtung, welches die letzte desMarcellus in Sicilien war, kehrte er als Sieger nach Syracus zurück.


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Nichts desto weniger hatten die Römer in der Gegend von Agrigent nocheinige Feinde übrig, die nicht zu verachtenwaren. Selbige commandirte Hanno undLetzteresTreffen des Marcellus in Sicilien, in welchem er einen Sieg ü ber den Hanno erhält. Liv.XXV.40. 41.Epicydes, die einzigen Generale, welchenoch die carthaginensische Parthey in Sicilien hielten, mit denen sich aber noch ein dritter, Nahmens Mutines, den der Han nibal an die Stelle des Hippoerates<Hippokrates> abgeschicket, vereiniget hatte. Dieser letztere warein munterer Mann, der etwas wichtiges zuunternehmen Geschicklichkeit und Muth besaß, und unter der Anführung eines solchenGenerals, als Hannibal war, alle Griffeund listige Streiche, die man im Kriege brau 352 Q. F. Flaccus, u. A. C. Pulcher, Cons.d. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v.C. G.chen kan, erlernet hatte. Mit einem CorpsNumidiern, welches ihm seine Collegen gaben, durchstreiffte er die Länder der Feindeund verheerete sie, dabey er anderer Seitsdie Bundsgenossen aufzumuntern, und ihnen zu rechter Zeit Hülfe zu leisten, nicht verabsäumete, um sie auf der CarthaginenserSeite zu erhalten. Ganz Sicilien wurde inkurzer Zeit von dem Ruf seines Nahmens erfüllet, und man sahe ihn vor die sicherste Zuflucht aller derjenigen an, die den Carthaginensern wohl wollten. Als sich Marcellus zuFelde begab, um seinen Streiffereyen Ein halt zu thun, ließ Mutines ihm nicht Zeitauszuruhen, sondern er griff die Römer sogar in ihrem Posten an, und setzte alles inFurcht und Schrecken. Den Tag darauflieferte er ihnen eine Art von Schlacht, undzwang sie, sich hinter ihre Verschanzungenzurückzuziehen, und in selbigen sich eingeschlossen zu halten. Da aber während dieser Begebenheiten unter den Numidiern ein Aufstand entstund, daß von denselben dreyhundert das Lager verliessen, und sich in eine be nachbarte Stadt begaben, folgte Mutinesdiesen Aufrührern ohnverzüglich nach, umsie wieder zu ihrer Schuldigkeit zu bringen,nachdem er zuvor denen beyden andern Generalen nachdrücklich empfohlen hatte, sichwährend seiner Abwesenheit mit den Feindennicht einzulassen. Diese waren nicht alleinüber solchen Rath, welcher das Ansehen eines Befehls zu haben schien, verdrüßlich, son und was sich unter ihnen zugetragen. 353dern sahen auch ausserdem über den Ruhmd. 540. J. n. R. E. d. 212. J. v. C. G.des Mutines scheel, deswegen sie, um ihreUnabhänglichkeit zu zeigen, sich sogleich aufmachten, und den Römern eine Schlachtanboten. Dem Marcellus, der den siegreichen Hannibal von Nola weggeschlagen hatte, war es ohnmöglich stille zu sitzen, undsich von Leuten, die er sowohl zu Wasser alszu Lande überwunden hatte, heraus fordernzu lassen. Er gab demnach den seinigen denBefehl alsobald die Waffen zu ergreiffen,und in guter Ordnung gegen die Feinde anzurücken. Sie konnten den Angriff der Römer nicht aushalten, zumahl da sie sich vonder numidischen Reuterey verlassen sahen,auf welche sie sich in Ansehung des Siegesdie gröste Rechnung machten. Selbige hatte theils aus Misvergnügen über den vorhe rigen Aufstand, theils aus Liebe zu dem Mutines, den die andern beyden Generale zuverachten schienen, dem Marcellus ihr Wortgegeben, an der Schlacht keinen Antheil zunehmen. Die Carthaginenser wurden also garbald in Unordnung gebracht. Sie liessen eine grosse Anzahl todter und gefangener Soldaten, und verlohren acht Elephanten. Nachdieser Verrichtung, welches die letzte desMarcellus in Sicilien war, kehrte er als Sieger nach Syracus zurück.


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Hierauf führete Levinus seine Trupen vorLevinus nim̄t Agrigent und ganz Sicilien ein.Agrigent, die letzte wichtige Stadt, welche noch in den Ländern der Feinde war. Hanno commandirte daselbst, und weil er auf das Glück des Mutius, das Haupt der Numider, neidisch war, so entsetzte er ihn seinesAmts. Dieser wollte sich rächen, und pflog mit dem Levin heimlich Unterhandlung, ihmAgrigent zu übergeben. Dieses glückte garbald, alle Carthaginenser darinnen wurden getödtet, und aus ganz Sicilien gejagt. Levinus ließ alsdenn die Vornehmsten in Agrigent peitschen, und ihnen hernach die Köpfeabschlagen, wodurch er bald in kurzer Zeit 50Städte und ganz Sicilien einnahm. Er gewöhnte hierauf die Einwohner wieder zum und was sich unter ihnen zugetragen. 505 Ackerbau, wovon sowohl die Einwohner died. 542. J. n. R. E. d. 210. J. v. C. G.ser Insel leben, als auch die Römer mit Getrayde versorgen konnten. Er brachte 4000liederliche Leute von da mit sich nach Italien,und endigte also den Sicilianischen Kriegvöllig.