Suchbegriff: mohammed
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1 - Der natürliche Sohn /

~* Lampedouse ist eine kleine wüste Insel auf dem Africanischen Meere, von der Küste von Tunis und der Insel Maltha ohngefehr gleich weit ab. Der Fischfang daselbst ist vortreflich. Sie ist mit wilden Oelbäumen bedeckt. Der Boden würde sehr fruchtbar seyn. Korn und Wein würden da ungemein gerathen.Und gleichwohl ist sie noch von niemanden bewohnet worden, als von einem Marabon, und von einem elenden Priester. Der Marabon hatte die Tochter des Bay von Algier entführet, und war mit seiner Geliebten dahin geflüchtes, an dem gemeinschaftlichen Werk ihres Heils zu arbeiten. Der Priester, mit Namen Bruder Clement, hat zehn Jahr auf Lampedouse zugebracht, und er war vor kurzer Zeit noch am Leben. Er hatte Vieh. Er baute das Land. Er verbarg seinen Vorrath in einen Keller unter der Erde, und den Rest verkaufte er auf den nächsten Küsten, wo er sich so lange lustig machte, als sein Geld währte. Auf der Insel ist eine in zwey Kapellen getheilte Kirche, welche die Mahometaner als den Begräbnißort des heiligen Marabon und seiner Geliebten verehren. Bruder Clement hatte die eine Kapelle dem Mahomet, und die andere der heiligen Mutter Gottes geweihet. Sahe er ein christliches Schif kommen, so steckte er die Lampe der heiligen Mutter Gottes an. War es aber einmahometanisches Schif, geschwind blies er die Lampe der heil. Mutter Gottes aus, und steckte für den Mahomet an.

2 - Der natürliche Sohn /

~* Lampedouse ist eine kleine wüste Insel auf dem Africanischen Meere, von der Küste von Tunis und der Insel Maltha ohngefehr gleich weit ab. Der Fischfang daselbst ist vortreflich. Sie ist mit wilden Oelbäumen bedeckt. Der Boden würde sehr fruchtbar seyn. Korn und Wein würden da ungemein gerathen.Und gleichwohl ist sie noch von niemanden bewohnet worden, als von einem Marabon, und von einem elenden Priester. Der Marabon hatte die Tochter des Bay von Algier entführet, und war mit seiner Geliebten dahin geflüchtes, an dem gemeinschaftlichen Werk ihres Heils zu arbeiten. Der Priester, mit Namen Bruder Clement, hat zehn Jahr auf Lampedouse zugebracht, und er war vor kurzer Zeit noch am Leben. Er hatte Vieh. Er baute das Land. Er verbarg seinen Vorrath in einen Keller unter der Erde, und den Rest verkaufte er auf den nächsten Küsten, wo er sich so lange lustig machte, als sein Geld währte. Auf der Insel ist eine in zwey Kapellen getheilte Kirche, welche die Mahometaner als den Begräbnißort des heiligen Marabon und seiner Geliebten verehren. Bruder Clement hatte die eine Kapelle dem Mahomet, und die andere der heiligen Mutter Gottes geweihet. Sahe er ein christliches Schif kommen, so steckte er die Lampe der heiligen Mutter Gottes an. War es aber einmahometanisches Schif, geschwind blies er die Lampe der heil. Mutter Gottes aus, und steckte für den Mahomet an.

3 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

C'est à quoi je me suis appliqué, en faisant sur-tout un grand usage de la savante Histoire des Patriarches d'Alexandrie, publiée par M. l'Abbé Renaudot; ouvrage dans lequel ce Savant donne un extrait assez étendu de l'histoire des Sarrazins, ou Arabes Musulmans, depuis Mahomet jusqu'à l'extinction des Califes par les Tartares.


4 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

(a) El-Macin a fait une Histoire, ou plutot une Chronique des Califes Musulmans depuis Mahomet jusqu'à Mostader, xlvij. Calife. On l'a cité quelquefois dans cette Histoire sous le nom de Macine, lorsqu'on a employé quelques passages tirés de la traduction Françoise que Vatier a faite de cet Auteur. Il ne le nomme pas autrement que le Macine.


5 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

La vûe de tant d'écueils m'a fait prendre le parti de me conduire avec la plus grande réserve. Ainsi au lieu d'entrer dans l'histoire générale des Arabes, je me suis restreint à ne parler de ces peuples que depuis qu'ils ont été soumis au gouverne ment monarchiquesous Mahomet & ses successeurs. Quoique les Auteurs originaux ne s'accordent pas toujours entr'eux sur la plupart des faits & des dates, j'ai observé cependant que par rapport à la suite des successeurs de Mahomet, & aux différen PREFACE.tes révolutions qui ont changé plusieurs fois la face de l'Empire Sarrazin, les sentimens des Ecrivains étoient assez uniformes. J'ai donc cru réussir à traiter cette partie de l'histoire Arabe, en ne décrivant que ce que j'ai vu confirmé par le consentement unanime des Auteurs; & j'ai laissé à ceux qui ont plus de savoir, de patience & de tems, le soin de travailler à un ouvrage plus étendu & plus complet.


6 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

La vûe de tant d'écueils m'a fait prendre le parti de me conduire avec la plus grande réserve. Ainsi au lieu d'entrer dans l'histoire générale des Arabes, je me suis restreint à ne parler de ces peuples que depuis qu'ils ont été soumis au gouverne ment monarchiquesous Mahomet & ses successeurs. Quoique les Auteurs originaux ne s'accordent pas toujours entr'eux sur la plupart des faits & des dates, j'ai observé cependant que par rapport à la suite des successeurs de Mahomet, & aux différen PREFACE.tes révolutions qui ont changé plusieurs fois la face de l'Empire Sarrazin, les sentimens des Ecrivains étoient assez uniformes. J'ai donc cru réussir à traiter cette partie de l'histoire Arabe, en ne décrivant que ce que j'ai vu confirmé par le consentement unanime des Auteurs; & j'ai laissé à ceux qui ont plus de savoir, de patience & de tems, le soin de travailler à un ouvrage plus étendu & plus complet.


7 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

La vie de Mahomet, fonda PREFACE.teur de leur religion & de leur empire, servira de préliminaire à cet ouvrage. Je n'en ai donné qu'un abrégé assez succint; mais qui suffira cependant pour faire connoître la grandeur du génie de cet homme singulier, qui sans éducation, & sans aucune étude, a su en imposer aux peuples, & se faire un parti assez considérable pour changer la face du gouvernement & de la religion de son pays, & se faire déclarer en même tems Roi & Pontife de sa nation.


8 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

Mahomet étant mort sans lais ser d'enfans mâles, & sans se désigner un successeur, l'empire naissant des Arabes est menacé de sa ruine, par les dissensions qui s'élevent parmi les chefs Musulmans. Ali, cousin du Pro PREFACE.phéte, & de plus son gendre par Fatime sa fille qu'il avoit épousée, prétend à la couronne: on est prêt à en venir aux mains; mais enfin la querelle s'appaise, & l'on convient de reconnoître pour Souverain Aboubecre, dont la fille nomméeAiesha avoit été une des femmes de Mahomet, & la plus aimée de ce Prince.


9 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

Mahomet étant mort sans lais ser d'enfans mâles, & sans se désigner un successeur, l'empire naissant des Arabes est menacé de sa ruine, par les dissensions qui s'élevent parmi les chefs Musulmans. Ali, cousin du Pro PREFACE.phéte, & de plus son gendre par Fatime sa fille qu'il avoit épousée, prétend à la couronne: on est prêt à en venir aux mains; mais enfin la querelle s'appaise, & l'on convient de reconnoître pour Souverain Aboubecre, dont la fille nomméeAiesha avoit été une des femmes de Mahomet, & la plus aimée de ce Prince.


10 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

Ce Prince ne regne que deux PREFACE. ans; & dans ce court espace, il réussit à éteindre plusieurs factions qui s'étoient élevées en Arabie. Il poursuit en même- tems les desseins de Mahomet sur les Grecs. Il pénetre chez eux, & s'empare d'une partie de la Syrie. Omar son successeur acheve la conquête de cette contrée. Peu après, ses Généraux passent en Egypte, & se rendent maîtres de cette vaste province. Othman vient après lui, & marchant sur ses traces, il signale son regne par les armes. D'un côté les Sarrazins envahissent l'isle de Chypre, d'un autre ils font irruption dans le royaume de Perse, subjuguent ces peuples, & les réduisent sous l'obéissance des Califes.


11 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

Othman est assassiné. Ali parvient enfin à l'Empire, & se fait une grande réputation, laquelle PREFACE. est cependant plutôt fondée sur le fanatisme de ses sectateurs, que sur aucun mérite réel. Les Persans, par exemple, & quelques autres peuples, ont pour ce Calife une vénération singulière. Ils le regardent comme le seul véritable successeur deMahomet : en conséquence ils refusent de reconnoître les trois premiers Califes qui l'ont précédé. Ils s'étendent en éloges outrés sur les qualités de ce Prince, & le regardent comme un des plus grands Souverains que les Arabes aient eu dans leur monarchie.


12 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

J'avouerai cependant que je n'ai rien vû dans l'histoire, qui réponde aux idées que ses sectateurs veulent nous donner de ce Prince. Rien n'y annonce un grand homme: au contraire, on ne voit qu'un esprit inconséquent, un brouillon, qui peu PREFACE. d'accord avec lui-même, l'est encore moins avec les autres. A l'instant de la mort du Prophéte son beau-pere, il cabale pour obtenir le Califat: son caractère ambitieux lui fait dévorer avec chagrin le désagrément de voir revêtir de cette dignité les trois premiers successeurs deMahomet. On prétend même qu'il fut du complot qui fit perdre la vie à Othman; & lorsqu'après la mort de ce dernier, on offre à Ali cette couronne qu'il avoit tant souhaitée, ce Prince la refuse, & ne l'accepte ensin qu'avec la répugnance la plus marquée. A peine est-il sur le trône, qu'il a des querelles avec tout le monde; & enfin il indispose tellement les esprits, qu'il est obligé d'abandonner sa capitale, & d'aller établir ailleurs le siége du Califat.


13 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

L'extinction des Ommiades sur l'ouvrage des Abbassides, PREFACE. Princes ainsi appellés parce- qu'ils tiroient leur origine d'Abbas, oncle de Mahomet. Ils employent pour l'exécution de leur dessein, le même prétexte dont s'étoient servis les Ommiades pour envahir la couronne. Ceux-ci s'étoient déclarés contre Ali comme assassin d'Othman; les Abbassides prennent les armes contre les Ommiades, pour venger la mort d'Ali, dont on les accusoit d'être les meurtriers: ils s'établissent sur le trône & s'en assurent la possession, au moyen de ce massacre affreux dont on trouvera la description au commencement du troisiéme volume de cette histoire.


14 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

Les Abbassides qui se disoient les véritables enfans de la maison de Mahomet, comme descendans de Haschem & d'Abdal-Motaleb proches parens du Prophéte, se conservent sur le trône pendant plus de cinq cens ans, sous trente-sept Princes dont l'histoire forme le III & le IV. PREFACE. volume de cet ouvrage. Le siége de leur Empire fut d'abord à Couffah. Almansor, deuxiéme Calife de cette dynastie, le transporte à Haschemia: mais une insulte qu'il reçoit dans cette ville lui fait prendre la résolution de bâtir la ville de Bagdet, qui devient la capitale de l'Empire jusqu'à l'extinction des Abbassides. Motassem, l'un des Califes de cette maison, voulut cependant transférer le siége Impérial à Samarath; mais ce ne fut que pour quelques années, après lesquelles il retourna à Bagdet, qui fut jusqu'à la fin le siége principal des Califes. C'est de-là que les Abbassides sont appellés communément Califes de Bagdet, comme on a appellé les Ommiades Califes de Syrie, à cause de leur séjour habituel dans ce pays.


15 - Histoire des Arabes sous le gouvernement des Califes /

Mais aux Aschidiens succéderent les Fatimites, qui prétendant être les véritables successeurs de Mahomet, comme descendans d'Ali par Fatime fille du Prophéte, se firent déclarer Souverains en Egypte, & y prirent hautement le titre de Calife. Alors dans toute l'étendue de leur domination on supprima des prières publiques le nom des Califes de Bagdet. Il n'y eut plus dans ce pays de monnoye frappée à leur coin; & cette nouvelle dynastie se soutint ainsi en toute souveraineté pendant près de trois cens ans, après lesquels ils rentrerent en possession de l'Egypte, c'est-à-dire, qu'on les y reconnut pour Souverains, & qu'ils en eurent les honneurs, mais sans aucune autorité réelle.